LES DROITS DE SUCCESSION EN WALLONIE : TAUX ET CALCUL 2026

Les droits de succession en Wallonie peuvent représenter une part importante du patrimoine transmis aux héritiers. Leur montant dépend notamment de la valeur de ce qui est transmis, du lien de parenté avec le défunt et de la Région compétente.

Mais une succession ne se prépare pas uniquement au moment du décès. Anticiper la transmission de son patrimoine permet de mieux protéger ses proches, d’organiser la répartition de ses biens et, dans certaines situations, de réduire légalement la fiscalité.

Donation, testament, assurance-vie, usufruit et nue-propriété, transmission d’un bien immobilier ou encore transmission d’une entreprise : plusieurs solutions peuvent être envisagées.

La bonne stratégie dépend toutefois toujours de la situation personnelle, familiale et patrimoniale de chacun.

Droits de successions

Que sont les droits de succession ?

Lorsqu’une personne décède, l’ensemble de son Les droits de succession sont un impôt prélevé lorsqu’une personne reçoit un patrimoine à la suite du décès d’une autre personne.

La succession peut comprendre notamment :

  • une maison ou un appartement ;
  • des terrains ;
  • des comptes bancaires ;
  • de l’épargne ;
  • des placements financiers ;
  • des véhicules ;
  • des bijoux ou objets de valeur ;
  • des parts ou actions d’une société ;
  • d’autres biens appartenant au défunt.

Les droits de succession sont calculés sur la part nette recueillie par chaque héritier ou légataire, après prise en compte des éléments déductibles prévus par la législation.

En Région wallonne, le montant dépend principalement de deux éléments :

  1. la valeur de la part nette reçue par chaque héritier ;
  2. le lien qui unit l’héritier au défunt.

Plus la part héritée est importante, plus le taux applicable peut augmenter.

Quelle Région détermine les droits de succession ?

En Belgique, les règles fiscales successorales diffèrent entre la Wallonie, Bruxelles-Capitale et la Flandre.

Pour déterminer la Région compétente, on ne regarde pas simplement l’adresse du défunt au jour de son décès. La Région dans laquelle le défunt a eu son domicile fiscal le plus longtemps au cours des cinq années précédant son décès est déterminante.

Un changement de domicile effectué peu avant le décès ne suffit donc pas nécessairement à modifier la Région compétente.

Dans cet article, nous nous concentrons sur les droits de succession applicables en Région wallonne.

Comment sont calculés les droits de succession en Wallonie ?

Un point essentiel est souvent mal compris : chaque héritier est taxé séparément sur ce qu’il reçoit.

Ce n’est donc pas nécessairement l’ensemble du patrimoine du défunt qui est soumis à un seul taux.

Prenons un exemple simplifié.

Une personne laisse un patrimoine net de 600.000 € à deux enfants, à parts égales.

Chaque enfant reçoit 300.000 €.

Les droits de succession sont donc calculés sur une part de 300.000 € pour chacun des enfants, et non sur 600.000 € au taux correspondant à la dernière tranche.

C’est un élément essentiel pour comprendre le fonctionnement de la fiscalité successorale en Belgique.

Quels sont les taux des droits de succession en Wallonie en 2026 ?

Pour les décès relevant actuellement du régime wallon, les taux standards sont progressifs.

En ligne directe, entre époux et entre cohabitants légaux

Part nette recueillieTaux
Jusqu’à 12.500 €3 %
De 12.500,01 € à 25.000 €4 %
De 25.000,01 € à 50.000 €5 %
De 50.000,01 € à 100.000 €7 %
De 100.000,01 € à 150.000 €10 %
De 150.000,01 € à 200.000 €14 %
De 200.000,01 € à 250.000 €18 %
De 250.000,01 € à 500.000 €24 %
Au-delà de 500.000 €30 %

Attention : le taux de 30 % ne s’applique donc pas à l’intégralité d’un héritage de 500.001 €. Le système est progressif : chaque tranche est taxée au taux correspondant.

Exemple : hériter de 300.000 € en ligne directe

Pour une part nette de 300.000 €, le calcul est effectué tranche par tranche.

Le montant théorique des droits, avant éventuelles réductions ou exonérations, est de 26.625 €.

Cela représente un taux effectif d’environ 8,9 % sur les 300.000 € reçus, et non 30 %.

Cet exemple montre pourquoi il est important de ne pas confondre taux marginal et taux réellement payé sur l’ensemble de la succession.

Droits de succession entre frères et sœurs

Les taux sont nettement plus élevés lorsque la transmission intervient entre frères et sœurs.

Part nette recueillieTaux
Jusqu’à 12.500 €20 %
De 12.500,01 € à 25.000 €25 %
De 25.000,01 € à 75.000 €35 %
De 75.000,01 € à 175.000 €50 %
Au-delà de 175.000 €65 %

Droits de succession entre oncles, tantes, neveux et nièces

Pour les transmissions entre oncles ou tantes et neveux ou nièces, les taux actuels sont les suivants :

Part nette recueillieTaux
Jusqu’à 12.500 €25 %
De 12.500,01 € à 25.000 €30 %
De 25.000,01 € à 75.000 €40 %
De 75.000,01 € à 175.000 €55 %
Au-delà de 175.000 €70 %

Droits de succession entre personnes sans lien de parenté proche

Lorsque la transmission intervient entre « autres personnes », les taux peuvent atteindre des niveaux particulièrement élevés.

Part nette recueillieTaux
Jusqu’à 12.500 €30 %
De 12.500,01 € à 25.000 €35 %
De 25.000,01 € à 75.000 €60 %
Au-delà de 75.000 €80 %

C’est notamment dans ce type de situation que la planification successorale peut prendre une importance considérable.


Qu’est-ce que la part nette d’une succession ?

Les droits de succession ne portent pas simplement sur la valeur brute de tout ce que possédait le défunt.

Il faut déterminer la masse successorale nette, en tenant compte notamment des dettes et frais qui peuvent être déduits conformément aux règles fiscales.

Il peut notamment s’agir de certaines dettes existant au moment du décès et de frais funéraires.

À partir de 2028, la réforme wallonne introduira notamment un système de forfaitisation de certaines petites dettes et des frais funéraires, tout en permettant, sous certaines conditions, de déclarer les montants réels sur justificatifs.


Le logement familial bénéficie-t-il d’un régime particulier ?

Oui.

La Wallonie prévoit actuellement un tarif réduit pour le logement familial dans certaines situations.

Ce régime peut notamment concerner certains héritiers en ligne directe lorsque les conditions prévues par la législation sont réunies.

Le conjoint survivant et le cohabitant légal bénéficient, quant à eux, d’une exonération des droits de succession sur le logement familial, sous les conditions applicables.

Le régime actuel prévoit notamment des conditions relatives au logement concerné et à la résidence principale du défunt.

La réforme wallonne qui entrera en vigueur en 2028 prévoit notamment la suppression de la condition d’occupation de cinq ans pour bénéficier du régime fiscal favorable lié à la résidence principale.

Que va changer la réforme des droits de succession en Wallonie en 2028 ?

C’est l’un des grands changements à prendre en compte dans toute réflexion successorale actuelle.

Le décret wallon adopté en décembre 2024 prévoit une réduction importante des droits de succession pour les décès à partir du 1er janvier 2028.

Les nouveaux taux en ligne directe

Part nette recueillieTaux actuelsÀ partir de 2028
Jusqu’à 12.500 €3 %3 %
12.500,01 € – 25.000 €4 %4 %
25.000,01 € – 50.000 €5 %5 %
50.000,01 € – 100.000 €7 %5 %
100.000,01 € – 150.000 €10 %5 %
150.000,01 € – 200.000 €14 %7 %
200.000,01 € – 250.000 €18 %9 %
250.000,01 € – 500.000 €24 %12 %
Au-delà de 500.000 €30 %15 %

Le taux maximal en ligne directe passera donc de 30 % à 15 %.

Et pour les autres catégories ?

La baisse sera également importante.

RelationTaux maximal actuelTaux maximal à partir de 2028
Ligne directe, époux, cohabitants légaux30 %15 %
Frères et sœurs65 %33 %
Oncles/tantes – neveux/nièces70 %35 %
Autres personnes80 %40 %

Les tranches intermédiaires seront elles aussi réduites.

Un exemple concret : 300.000 € transmis à un enfant

Prenons une personne qui transmet 300.000 € nets à son enfant.

Selon les règles actuelles

Les droits de succession théoriques s’élèvent à environ 26.625 €, avant éventuelles réductions ou exonérations.

Selon le barème prévu à partir de 2028

Le montant serait d’environ 15.125 €, toujours avant éventuelles réductions ou exonérations.

La différence serait donc de 11.500 € dans cet exemple.

Cela illustre l’importance de tenir compte du calendrier fiscal lorsqu’on envisage une stratégie de transmission.

Mais cela ne signifie pas automatiquement qu’il faut attendre 2028 pour agir.

Faut-il attendre 2028 pour préparer sa succession ?

Pas nécessairement.

La réforme réduit fortement les droits de succession, mais une succession ne se résume pas à son taux d’imposition.

Une personne peut avoir aujourd’hui d’autres objectifs :

Le bon choix dépend donc de l’ensemble de la situation.

Comment réduire légalement les droits de succession ?

Il existe plusieurs outils de planification successorale.

Il ne s’agit pas de « contourner » l’impôt, mais de faire usage des mécanismes prévus par la loi pour organiser sa transmission.

1. La donation

La donation consiste à transmettre une partie de son patrimoine de son vivant.

Elle peut porter notamment sur :

  • de l’argent ;
  • des placements financiers ;
  • un portefeuille-titres ;
  • certains biens mobiliers ;
  • un bien immobilier.

La donation peut permettre de transmettre progressivement une partie du patrimoine et, selon la manière dont elle est structurée et enregistrée, de réduire la fiscalité successorale future.

Mais donner son patrimoine n’est pas un acte anodin.

Il faut notamment se demander :

De combien aurai-je besoin pour vivre correctement jusqu’à la fin de ma vie ?

La planification successorale doit donc toujours préserver la sécurité financière du donateur.


2. Donation mobilière : enregistrée ou non enregistrée ?

La fiscalité d’une donation mobilière dépend notamment de son enregistrement.

Pour certaines donations mobilières non enregistrées, le décès du donateur dans la période légale de référence peut entraîner la réintégration de la donation dans la succession.

Il est donc essentiel de ne pas considérer une donation non enregistrée comme définitivement « sortie » du patrimoine successoral sans analyser les règles applicables au moment de l’opération.

La réglementation doit être vérifiée au moment de la donation, notamment en fonction de la Région compétente et de la nature du bien transmis.


3. Donner la nue-propriété et conserver l’usufruit

Le démembrement de propriété permet de séparer :

  • l’usufruit, qui donne notamment le droit d’utiliser le bien et, selon le cas, d’en percevoir les revenus ;
  • la nue-propriété, qui correspond à la propriété du bien sans sa jouissance immédiate.

Cette technique peut, dans certaines configurations, permettre à une personne de transmettre la nue-propriété d’un bien tout en conservant son usufruit.

Par exemple, un parent peut transmettre la nue-propriété d’un immeuble à ses enfants tout en conservant l’usufruit.

Cette solution peut permettre de continuer à occuper le bien ou à en percevoir les revenus.

Mais le démembrement doit être soigneusement structuré : il ne s’agit pas d’une solution automatique permettant de supprimer toute fiscalité future.


4. L’assurance-vie comme outil de transmission

Une assurance-vie peut également être intégrée dans une stratégie patrimoniale.

Dans certains contrats, le souscripteur peut désigner un ou plusieurs bénéficiaires qui recevront le capital prévu en cas de décès.

Elle peut notamment permettre :

  • d’organiser la transmission d’un capital ;
  • de désigner un bénéficiaire déterminé ;
  • de protéger financièrement un proche ;
  • d’organiser différemment une partie du patrimoine ;
  • de compléter une stratégie successorale globale.

Une assurance-vie n’est toutefois pas automatiquement exonérée de droits de succession.

La fiscalité dépend notamment de la structure du contrat, de l’identité du souscripteur, de l’assuré et du bénéficiaire ainsi que de la situation concrète.


5. Le testament

Le testament constitue également un outil important de planification.

Il permet, dans les limites prévues par le droit successoral, d’organiser la transmission de certains biens et de préciser ses volontés.

Il peut être particulièrement important dans certaines situations :

  • famille recomposée ;
  • absence d’enfants ;
  • cohabitation ;
  • volonté de favoriser un proche ;
  • patrimoine important ;
  • présence de plusieurs héritiers ;
  • souhait de transmettre certains biens à certaines personnes.

Mais un testament ne permet pas de faire n’importe quoi.

Les règles relatives à la réserve héréditaire doivent notamment être respectées.


6. La réserve héréditaire : peut-on déshériter ses enfants ?

Non, pas librement.

Le droit successoral belge protège certains héritiers, notamment les descendants, en leur réservant une partie du patrimoine dans certaines conditions.

Il est donc important de distinguer :

la quotité disponible, dont une personne peut organiser librement la transmission dans le respect de la loi,

et

la réserve héréditaire, qui bénéficie d’une protection légale.

Toute stratégie successorale doit donc tenir compte à la fois de la fiscalité et du droit civil.


7. Les familles recomposées : un cas particulier

Les familles recomposées nécessitent une attention particulière.

Un couple peut, par exemple, avoir :

  • des enfants communs ;
  • des enfants issus d’une précédente relation ;
  • des beaux-enfants ;
  • des petits-enfants issus de différentes unions.

La manière dont les biens sont transmis peut alors avoir des conséquences importantes, tant sur le plan civil que fiscal.

La réforme wallonne de 2028 prévoit d’ailleurs plusieurs adaptations visant à tenir davantage compte de l’évolution des compositions familiales. L’assimilation à la ligne directe de certains enfants du conjoint ou cohabitant légal sera notamment étendue à leurs descendants.


8. La transmission d’une entreprise

La transmission d’une entreprise constitue un cas particulier.

En Wallonie, certaines transmissions d’entreprises peuvent bénéficier d’un taux de 0 % en matière de droits de succession ou de donation, sous réserve du respect de conditions précises.

Ces conditions concernent notamment l’activité de l’entreprise et son maintien après la transmission.

Pour conserver le bénéfice du taux réduit, l’entreprise doit notamment poursuivre une activité admissible pendant cinq ans et respecter certaines conditions relatives à l’emploi et aux capitaux investis.

Pour un dirigeant d’entreprise, la transmission doit donc être préparée suffisamment tôt.

Quels sont les délais après un décès ?

Une succession implique également des démarches administratives.

En Région wallonne, les héritiers ou légataires doivent notamment déposer une déclaration de succession dans les délais prévus.

Lorsque le décès intervient en Belgique, le délai est généralement de quatre mois à compter du décès.

Le délai est différent lorsque le décès intervient à l’étranger.

La déclaration de succession permet notamment à l’administration de déterminer la base imposable et les droits à payer.

Compte tenu de la complexité de certaines successions, il est fréquent de faire appel à un notaire ou à un autre professionnel compétent.

Peut-on éviter les droits de succession ?

Il est préférable de parler de réduire ou d’optimiser les droits de succession, plutôt que de chercher systématiquement à les supprimer.

Certaines situations bénéficient déjà d’exonérations ou de taux réduits.

D’autres peuvent faire l’objet d’une planification en amont.

Mais une bonne stratégie successorale doit rechercher un équilibre entre plusieurs objectifs :

transmettre, protéger, anticiper et conserver suffisamment de patrimoine pour soi-même.

La fiscalité ne doit donc jamais être le seul critère de décision.

Les principales erreurs à éviter

Attendre le décès pour réfléchir à la transmission

Plus une succession est complexe, plus une réflexion anticipée peut être utile.

Donner trop rapidement

Transmettre une partie importante de son patrimoine peut avoir des conséquences financières importantes pour le donateur.

Il faut toujours conserver une marge de sécurité pour ses propres besoins futurs.

Croire qu’une assurance-vie supprime automatiquement les droits de succession

Ce n’est pas le cas.

La structure du contrat et la situation des personnes concernées doivent être analysées.

Négliger le droit civil

Une stratégie fiscalement intéressante peut être inadaptée si elle ne respecte pas les règles successorales ou crée un déséquilibre entre héritiers.

Ne pas tenir compte de la réforme de 2028

Les taux wallons vont fortement diminuer.

Toute personne qui réfléchit aujourd’hui à sa succession doit donc intégrer cette évolution dans son analyse.

Pourquoi anticiper sa succession ?

Préparer sa succession ne signifie pas nécessairement donner immédiatement son patrimoine.

Cela peut simplement commencer par un bilan patrimonial.

Quels sont mes biens ?

Qui sont mes héritiers ?

Que se passerait-il si je décédais demain ?

Qui souhaite-je protéger ?

Quelle part de mon patrimoine voudrais-je transmettre ?

Ai-je suffisamment de liquidités pour mes besoins futurs ?

Mes enfants sont-ils tous traités de manière équitable ?

Suis-je correctement protégé si je suis marié, cohabitant ou dans une famille recomposée ?

Et surtout : ma situation actuelle correspond-elle encore à mes souhaits ? Ces questions permettent ensuite d’envisager les différents outils disponibles.


FAQ – Droits de succession en Wallonie

Quels sont les droits de succession en Wallonie en 2026 ?

En ligne directe, entre époux et entre cohabitants légaux, les taux vont actuellement de 3 % à 30 % selon la tranche de la part nette reçue. Pour les autres catégories d’héritiers, les taux peuvent atteindre 65 %, 70 % ou 80 % selon le lien avec le défunt.

Qui paie les droits de succession ?

Les personnes qui reçoivent un patrimoine à la suite du décès peuvent être redevables de droits de succession. Le montant dépend notamment de la valeur nette de leur part et de leur lien avec le défunt.

Comment calculer les droits de succession ?

Les droits sont calculés sur la part nette reçue par chaque héritier, en appliquant progressivement les taux correspondant aux différentes tranches.

Quels seront les droits de succession en Wallonie en 2028 ?

À partir du 1er janvier 2028, le taux maximal passera notamment de 30 % à 15 % en ligne directe, de 65 % à 33 % entre frères et sœurs, de 70 % à 35 % entre oncles/tantes et neveux/nièces et de 80 % à 40 % entre autres personnes.

Comment réduire les droits de succession en Wallonie ?

Selon la situation, différentes solutions peuvent être envisagées : donation, testament, assurance-vie, démembrement de propriété, transmission progressive du patrimoine ou dispositifs spécifiques pour la transmission d’une entreprise.

Une donation permet-elle d’éviter les droits de succession ?

Une donation peut permettre de transmettre une partie du patrimoine avant le décès et, selon les modalités retenues, de réduire la fiscalité successorale future. Mais les conséquences fiscales et civiles doivent être analysées avant toute opération.

Une assurance-vie est-elle soumise aux droits de succession ?

Une assurance-vie peut être soumise à une fiscalité successorale selon sa structure et la situation du souscripteur, de l’assuré et du bénéficiaire. Elle ne constitue donc pas automatiquement une exonération.

Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession sur le logement familial ?

En Wallonie, le conjoint survivant et le cohabitant légal bénéficient actuellement d’une exonération des droits de succession sur le logement familial, sous réserve des conditions applicables.

Peut-on transmettre un bien immobilier tout en continuant à l’occuper ?

Dans certaines configurations, une donation avec réserve d’usufruit permet au donateur de conserver l’usufruit du bien. L’opération doit toutefois être étudiée et structurée avec soin.

Est-il trop tard pour préparer sa succession ?

Il n’est jamais inutile de faire analyser sa situation. Les possibilités dépendent toutefois de l’âge, de la situation familiale, de la composition du patrimoine et des objectifs de transmission.


À RETENIR

Les droits de succession peuvent représenter une charge importante, mais ils ne constituent qu’une partie de la réflexion successorale.

La valeur du patrimoine, le lien entre les héritiers, la composition de la famille, les biens immobiliers, les placements financiers, les donations déjà réalisées et les objectifs personnels doivent être pris en compte.

La réforme wallonne qui entrera en vigueur le 1er janvier 2028 réduira fortement les taux de succession. Cette évolution constitue une raison supplémentaire de ne pas prendre une décision isolée uniquement sur la base du taux d’imposition actuel.

Anticiper sa succession, c’est avant tout se donner davantage de choix.

Donation, testament, assurance-vie, usufruit, transmission immobilière ou transmission d’une entreprise : plusieurs solutions peuvent être envisagées, mais aucune ne convient automatiquement à tout le monde.

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Prendre le temps aujourd’hui pour transmettre plus sereinement demain.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de SPF Finances ou sur le site de la Région Wallonne

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